THE malaigits

LES MALAIGITS AU TOURNOI DES VENDANGES !!

E BONUM PINARUS
mercredi 1er octobre 2014 par pierremedous

Salut à tous ! Et bienvenue sur le site officiel des Malaigits, déserté ces derniers mois par votre serviteur, lassé de se crever le fondement à magnifier semaine après semaine les misérables performances rugbystiques des pieds nickelés du ballon ovale qui composent l’effectif de cette équipe.

Cependant, pris par le remord, rongé par la culpabilité, et aussi ébranlé par les lettres de menaces accompagnées de corbeaux décédés trouvées sur le siège de ma voiture et dans mon micro-ondes, j’ai décidé d’enfourcher le clavier et de reprendre la saga des Malaigits là où je l’avais laissé en janvier 2014.

Et qu’on ne s’y trompe pas, la visite inopinée de notre marraine Kate Moss (prononcer Qeyt) dans ma gentilhommière de Fontainebleau avant-hier, afin de partager le thé et un bout de cantal, uniquement vêtue de louboutins et d’un bibi à voilette, n’est pour rien dans cette décision qui est mûrement réfléchie même si les argument de Qeyt ont contribué à conforter le parti que j’avais déjà arrêté…

Merci quand même de me l’avoir envoyée.

Allons y donc :

La saison a commencé samedi dernier à Fronton par l’engagement des Malaigits au tournoi des vendanges, que nous fréquentons depuis 3 ans et à l’occasion duquel nous avons déjà remporté de nombreux trophées : Une botte de sarments de vignes, une pelle à tarte, des tee-shirts bleu EDF et d’autres orange DDE. Depuis samedi s’ajoute une cuillère en bois montée en biais sur un tronçon de plinthe. La classe.

Le bilan du tournoi est un des meilleurs jamais réalisés à Fronton : 4 défaites et 1 victoire, 7 essais marqués dont le plus beau du tournoi, l’essai de la victoire, aplati par Francky le Gay Magnifique contre les Mascagnols de Villemur, à la conclusion d’une action à 78 temps de jeu qui a balayé le terrain et soulevé les acclamations orgasmiques de la foule en transe. Exemplaires sur le terrain, liquéfiés par la chaleur torride (on a fait du bronzage intégral entre les matchs, sauf Moutous qui devait garder ses bas de contentieux et ses poils), les Malaigits ont été immenses au repas, agrémentant la soirée de l’éternel et indémodable « grand vicaire », dont Patrice a chanté seulement les 24 premiers couplets, ce qui ne représente que le dixième de ceux qui sont répertoriés et authentifiés par la SACEM et conservés sous forme de tablettes en marbre gravé au conservatoire des arts et métiers à Paris.

Voici donc un inventaire exhaustif de la performance de chacun des 11 participants, en collant au plus près de l’évènement et de la réalité du terrain bien sûr (comme d’habitude)…

Guillaume « la bûchette » : Prestation brève mais intense pour notre camarade bubuche, car lors du premier match contre les charognards du Cagire, un genou adverse surmonté d’un bovin de 110 kg, vint s’écraser sur le bas de son dos, entre la 45ème vertèbre et l’os du cul. Resté au sol, Guillaume a réussi à bouger un orteil au bout de 12 minutes et à se lever au bout de 24 minutes, mais il parlait serbo-croate avec l’accent de Split. Un peu choqué, il n’a pas pu reprendre le jeu mais à la fin de la journée il s’exprimait de nouveau en français. Bon rétablissement bubuche, on a besoin de toi pour le dessert de noel.

Pierre « Mealamu » : Qui étrennait son nouveau sobriquet à l’occasion de ce tournoi, et qui a lui aussi récolté un mauvais coup dans les coustelous, ce qui devait arriver à force de provoquer l’adversaire en voulant avancer avec le ballon. Mealamu a serré les dents jusqu’au bout (du coup il ne parlait pas et ça nous a fait des vacances, comme l’a remarqué Mathieu l’Irlandais à qui j’ai relaté l’incident au téléphone), et a essayé de jouer quand même, puisant dans ses ressources mentales forgées à l’époque où il servait dans le 5ème régiment de commandos kamikazes parachutistes de la mort, unité dans laquelle Caniche était sergent. Très à l’aise balle en main, courageux et volontaire, notre camarade s’installe dans le groupe en même temps que dans l’infirmerie, dans laquelle il rejoint bubuche et son faux-jeton de collègue originaire du connemara cité plus haut.

Jérômimo « l’anesthésiste » : Excellent encore samedi ! Une foule nombreuse composée de son épouse était venue spécialement pour le voir, et contempler ce corps musculeux chalouper et onduler au sein des défenses adverses, mélange de puissance brute et d’intelligence situationnelle ! Un observateur anonyme nous a même dit « votre type chauve là, on dirait Codorniou dans le corps de Califano ». Un peu plus tard dans la conversation, on a appris que le mec sortait de cure de désintoxication et avait encore quelques hallucinations visuelles. En fin d’après midi, sa charmante épouse nous l’a confié pour la soirée avec pour consigne de ne pas le perdre et de surveiller ce qu’il allait pomper. Mission accomplie puisqu’on a rationné son débit à un demi-fût de bière et qu’on l’a envoyé au lit à 23h. Par contre il a bouffé 12 assiettes de paella et 5 croustades…On peut pas être derrière lui tout le temps non plus…

Christophe « Caniche » : Il est aux Malaigits ce que Zlatan est au PSG : une pièce maîtresse dans le jeu et une diva talentueuse qui attire le public et les médias, comme l’attestent à la fois les centaines de ballons passés entre ses mains, et aussi son imitation irrésistible des Chevaliers du fiel au repas d’après tournoi ! D’aucun prétendent que la comparaison ne s’arrête pas là et qu’elle s’étend aussi aux émoluments perçus par Caniche chez les Malaigits depuis que le Qatar a investi massivement dans notre club. A ce propos, les dromadaires de fonction alloués à chaque joueur seront disponibles très bientôt et obligation sera faite à chacun d’entre nous de venir au match avec (ils sont équipés d’une besace pour mettre le sac). En attendant, si Caniche a un salaire Qatarien comme Zlatan, on va devoir changer son surnom…Canichmovic ?

Patrice « El Presidente » : Affligé d’une fâcheuse et persistante tendance à faire du travers sur le terrain (mais c’est peut être à cause de ses lentilles fabriquées en Corée du nord dans la même matière que le plastique qui entoure le surimi), notre bien aimé président retrouve le droit chemin dès que passe un micro dans son rayon d’action ! Il faut se rendre à l’évidence, à côté de lui, David Guetta ressemble au mec qui fait la discomobile à la fête de Bourmelle sur dourdou dans l’Aveyron, Gad Elmaleh doit se contenter de faire des pubs de merde pour des banques, et Patrick Sébastien retourne à sa fabrique de sardines !! Le « Grand Vicaire » est à présent à la fois l’hymne festif des Malaigits (« la belle épicière » reste l’hymne officiel) et un tube qui fait la notoriété du président dans le Landernau du rugby loisir toulousain ! Qui sait ? Peut être faut il prévoir un clip à diffuser sur le net ? Un album ? Il est peut être temps de ressortir des cartons le vieux projet de compilation porté par Alain Risonfifuena, qui s’intitulerait « le Malaigits chantent le Rubi ».

Marco « Bifteck » : Lesté d’une choucroute bavaroise et d’un bavarois à la choucroute engloutis à midi, après avoir pris un grand bol de 5 litres de Nesquick dont il avait une énorme envie au petit déjeuner avec 27 tartines de confiture à la ventrêche (sa préférée), Marco a eu un peu de mal à se mettre dans le rythme et n’a pas eu son rendement habituel dans un contexte dépourvu de la moindre bouffe et dans lesquels les rucks s’arrêtent à peine commencés ! Du coup, impossible de mettre de « l’impak » ou de rentrer sur le côté « dans ce que la règle autorise ». Apothéose au repas où l’infortuné Marco a dû déplorer l’absence de la plus petite entrecôte, du moindre magret de canard, et surtout pas d’aligot…mais de la paella, plat ibère et honni par les Peruch depuis 25 générations…le dernier Peruch à en avoir bouffé une était pirate dans les caraïbes, naufragé sur un radeau avec pour toute ressource 2 sacs de riz et du chorizo. Courage Marco, l’an prochain, il y aura des tripoux.

Francky “Le Magnifique” : Retour remarqué pour celui qui partage son surnom avec Bébel et son tour de bras avec Tyson (pour le tour de taille j’ai pas trouvé de comparaison crédible), de l’activité, des accélérations, de l’efficacité avec notamment une vista qui le place à la conclusion de « l’essai du bout de la vigne » et lui vaudra de figurer dans l’histoire du rugby aux côtés de Jean-Luc Sadourny, auteur de « l’essai du bout du monde » en 1994. Très bonne tenue au bar également à l’issue du tournoi, ainsi que devant la paella, ce qui prouve que Francky est un joueur complet, contrairement à Bifteck qui perd ses moyens lorsqu’il n’y a pas de viande rouge…

Stéphane “Le Rosbif” : Mi-homme, mi-anglais, Stéphane n’est pas seulement une curiosité anthropologique, il est devenu samedi le seul trois quart à se faire reprendre à la course par un pilier droit de métier. Il est vrai qu’on en était au 4ème match et qu’il faisait très chaud, surtout pour quelqu’un qui a un quart de sang écossais…En tout cas le groupe lui doit une fière chandelle et surtout il mérite notre admiration pour supporter la proximité de Moutous dont il est collègue de lycée. Chapeau bas donc et sache cher « Rosbif » que tu es le bienvenu chez les Malaigits !

Moutous le Moutous : Moutous est un Moutous et restera un Moutous, quoi qu’il arrive…c’est-à-dire lui aussi une curiosité culturelle : mi-gersois, mi-phlébite, il porte un casque de contention qui permet de maintenir la connerie au niveau de la tronche et d’éviter qu’elle ne gagne le reste du corps. Du coup, les jambes ne sont pas atteintes et il arrive à prendre les intervalles et à marquer ! 4 essais quand même samedi dernier, et un public admiratif qui scandait « Lo-lo ! Lo-lo ! » à chaque essai, trompé par la ressemblance avec le Vif-argent de Goyrans qui est à Moutous ce que Grishka est à Igor Bogdanof, (d’où la confusion). Notre camarade est donc en tête du classement des marqueurs, devant le stabilo et le feutre bic.

Seb « Mariokart » : Indiscutablement chers amis, la vedette de l’après midi fut un revenant disparu des écrans radar depuis 2 ans, j’ai nommé Seb « Mariokart » !! Après avoir connu une notoriété mondiale grâce à quelques exploits retentissants notamment à Grisolles, Seb avait souhaité se retirer à Las Vegas auprès de ses amis de toujours Georges Clooney, Brad Pitt, Beyonce ou Rihanna. Lassé de cette vie, trépidante certes, mais vaine et sans saveur, Seb a dû s’avouer bien vite que les Malaigits lui manquaient : l’odeur des crampons pas lavés, des slibards faisandés oubliés dans la poche plastique, le gel douche au pruneau de Lionel qu’il voudrait partager mais dont personne ne veut car il a des effets laxatifs, les blagues de vestiaire si drôles et si poétiques…bref, tout ce qui compte plus que les piscines cristallines accrochées aux sierras du désert du Nevada…Pour son retour, Mariokart a récupéré 3 champignons, 50 points de vie, a débloqué un niveau de jeu et 2 circuits supplémentaires, ce qui est pas mal pour quelqu’un qui n’avait pas joué depuis 2 ans !

Voilà pour la reprise !!

L’aventure continue sur le canal Malaigit !

Vive le rugby et longue vie aux Malaigits !

Pierre


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