THE malaigits

TOU’WIN - MALAIGITS

FASIAM PAS CHAUDUS...
jeudi 21 décembre 2017 par pierremedous

Chers cons.

Vendredi 8, les Malaigits se sont retrouvés au terrain des Argoulets pour jouer contre une équipe que nous ne connaissions pas jusqu’alors. Les Tou’win ils s’appellent. Mais pas seulement entre eux, les autres aussi les appellent comme ça. Il s’agit de l’équipe dans laquelle Didier s’est ouvert au rugby il y a de nombreuses années, alors qu’il arrivait de Grèce pour chercher fortune en France sous le nom de Didar Labadiopoulos.

Autres retrouvailles émouvantes ce soir-là : celles de Christophe, notre pilote de morceaux d’Airbus, qui a retrouvé un copain de régiment en la personne du concierge des terrains municipaux où nous avons joué. Ils sont tombés dans les bras l’un de l’autre, et ont passé de longues minutes à se remémorer leurs souvenirs de bidasses, alors qu’ils étaient incorporés au 2ème Régiment des Zouaves aéroportés à Trou-sur-Yvette dans la Meuse (55). Après le match ils ne pouvaient toujours pas se quitter, et sur le parking Christophe le traitait encore amicalement d’enculé, comme à la bonne époque !

Sur le terrain glacial et battu par les vents, 10 valeureux Malaigits ont bravé les éléments déchainés, complétés par des adversaires très jeunes et nombreux ! En fait, on n’a jamais joué contre des types aussi jeunes, et on a même été à deux doigts de leur demander leurs papiers pour vérifier s’ils étaient majeurs.

Caniche, Guillaume et Jean-Marc sont venus courageusement se geler les roupes sur le bord de touche, la goutte au nez et l’escargot rentré dans la coquille, et on les en remercie ! D’autant plus qu’ils ont eu la gentillesse de sortir les bagnoles du parking avant la fin du match pour éviter qu’elles ne soient enfermées du fait de l’application stricte et professionnelle des règles d’utilisation des installations par le copain de chambrée de Christophe. « C’est pas parce qu’on a lavé nos chaussettes ensemble avec l’autre con que je vais pas vous baiser la gueule à 22h pétantes » nous a-t-il glissé alors qu’on sortait des vestiaires. Du coup, nos trois camarades sont allés garer les voitures le plus près possible, c’est-à-dire au parking Jean-Jaurès, parce qu’ils ont pas trouvé plus près soi-disant. Ils sont rentrés en bus ensuite. On les remercie encore pour ce bel élan de solidarité, et on ne leur en voudra pas de ce fait d’avoir prélevé deux ou trois bricoles dans les boites à gants. Pour ma part, j’aimerais bien quand même récupérer la manivelle qu’il y avait dans le coffre parce que je m’en sers pour cogner le chien quand j’ai trop bu.

Bref, pour en revenir au match, nous avons pu aligner un pack presque complet puisque Moutous a joué devant, à son grand bonheur ! Comme à son habitude, lors de l’annonce de l’équipe, il s’est chié dessus de joie en apprenant qu’il commençait 3ème ligne. Par mimétisme et solidarité, Bruno a fait de même immédiatement, d’autant que depuis le tournoi du cassoulet à Verfeil, en début de saison, il ne lui en faut pas beaucoup pour se lâcher. Ce petit intermède a évidemment un peu retardé le coup d’envoi, le temps que nos camarades aillent se changer et se passer du Rexona.

Derrière, outre Bruno, Daniel l’inoxydable et Jano le Vif constituaient une ligne de trois-quarts impressionnante sur le papier. Je précise que le surnom « le Vif » dont est affublé Jano, et qui fut jadis porté par le légendaire Lolo des Samoas tarnaises, a deux justifications : D’abord il signifie que Jano est vivant (ce qui n’est pas évident parfois en fin de soirée), mais aussi qu’on l’utilise souvent comme appât dans les combinaisons offensives ! On fait mine de lancer « le Vif », ça attire les types sur lui, et Bruno s’engouffre dans la brèche pendant que Jano se fait désosser.

Je profite de ce qu’on parle de notre camarade tarnais pour ouvrir une parenthèse à son intention : Lolo mon ami, Annie Cordy viendra assister au prochain match à Roques et elle souhaiterait te rencontrer pour quelques instants d’intimité dans la moiteur lourde et sensuelle des douches embuées.

Sur le déroulement de la rencontre, notons que les Malaigits ont passé le pack adverse à la moulinette, en particulier dans le premier tiers-temps durant lequel nous aurions dû marquer au moins deux essais. Le premier notamment, sur une action où Moutous a péché par excès d’altruisme quand, n’ayant plus qu’à aplatir en terre promise, il a voulu faire une passe à Helmut en bout de ligne. Surpris, et ne disposant pas de bras de deux mètres de long pour aller chercher la sacoche que lui a envoyé son collègue dans les chaussettes, il a bien sûr échappé le cuir. C’est pas de sa faute mais c’est quand même lui qui a récupéré Porky, ne serait ce que pour l’éloigner de Moutous qui commence à s’y attacher vraiment et ça menace son couple.

Daniel a joué avec son fameux bonnet, dans lequel il cache un second ballon, ce qui lui permet de semer la perturbation dans le jeu adverse, en plus de râler sur l’arbitre. Pour ceux qui s’inquiétaient qu’il ne râle plus ces derniers temps, je signale que c’est parce qu’on lui a récemment enlevé un éclat d’obus qu’il avait dans le crâne depuis l’offensive Nivelle au chemin des dames en 1917. Comme ça perturbait tout le monde qu’il ne râle plus, on lui a finalement remis et maintenant il est comme avant.

Enorme partie de Flo, qui a fait souffrir le martyr à la défense adverse, mais qui était très déçu, comme Helmut d’ailleurs, qu’on n’ait pas mélangé les équipes dans le dernier tiers-temps…Il a également insisté pour qu’on fasse une photo pour le Téléthon avec la banderole quand tout le monde était à poil sous la douche. Malgré son insistance on n’a pas cédé, il y a quand même des limites à la solidarité. La prochaine fois on va essayer de lui refiler Porky, ça le calmera.

Chantal aussi était très excité de jouer contre toute cette jeunesse, il a lui aussi éclaboussé le match de toute sa classe. Il est vrai que la météo du soir lui a rappelé son Cantal natal, lorsqu’il allait à l’école le matin, raquettes aux pieds, dès septembre, après avoir dégagé à la pelle les 3 mètres de neige qui obstruaient l’entrée de la remise où s’affinaient les 74 meules de fromage qui constituaient les provisions de la famille pour l’hiver. Une fois atteint le chemin qui passait devant la maison, et après avoir écarté le corps gelé du facteur surpris par le froid entre la portière de la 4 L et la boite aux lettres, il prenait le chemin de l’école, distante de 28 kilomètres à travers bois, évitant les hordes de loups et les coupe-jarrets mangeurs d’enfants qui peuplaient encore la région en ces temps-là. Tuant parfois un Ours sur le chemin, pour le déguster à la croque-au-sel, il arrivait enfin à l’école communale en courant pour être à l’heure et ne pas encourir les foudres de l’abbé Tadine, qui avait pour habitude d’attacher les retardataires tout nus en haut du clocher, après les avoir inondés de fluide corporel. A la récréation, Chantal jouait à la soule avec ses camarades, utilisant un plus petit comme ballon, le jeu consistant à aplatir le malheureux contre une souche de chêne qui servait d’en-but au fond de la cours. Vous comprenez donc à présent pourquoi Chantal a été si bon vendredi soir ! Le problème c’est qu’il risque de nous demander de jouer tous les matchs dans le frigo des Argoulets ou en Sibérie orientale.

Après le match, Jano, Helmut, Guillaume et moi, nous sommes rendus au centre-ville, dans un bistrot très sympathique, le Neska Polita (près de la halle aux grains). La réception s’est très bien passée, autour d’un buffet particulièrement bien garni et dans une ambiance différente de celle qu’on connait habituellement. Guillaume et Jano, toujours soucieux de leur silhouette, se sont gavés de Camenbert au four sur du pain et Helmut voulait se mélanger avec tout le monde.

Une soirée au final excellente, que l’on va dédier à nos deux absents de dernière minute : Patrice « El presidente », qui a dû remplacer quelqu’un au pied levé dans le jury d’un concours de pole dance caritatif au profit des étudiantes ukrainiennes réfugiées en France. Et JC également, qui a dû se rendre en urgence à l’anniversaire de la marraine de son voisin. En plus il s’est fait une crampe au mollet en aidant la vieille à souffler les bougies.

Voilà pour ce compte-rendu ! L’horoscope 2018 est en préparation et devrait sortir en avant-première mondiale juste après l’épisode 8 de Star Wars.

Bonnes fêtes et à bientôt !

Vive le rugby et longue vie aux Malaigits !

Pierre


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