THE malaigits

GRISOLLES - MALAIGITS : 3 - 3

HABEMUS PRESCUM GAGNAT
jeudi 7 octobre 2021 par pierremedous

Salut à tous camarades Malaigits, et oyez en ce jour le premier compte rendu de match de la saison 2021-2022 ! Ne croyez pas que je reprends la plume tout d’un coup parce que je me sens obligé après une si longue interruption de mon activité journalistique de correspondant officiel du Herald Sport Tribune de Houston à Roques, ou bien que je culpabilise, ou encore que je cède à la pression de certains d’entre vous qui m’auraient menacé de révéler mes supposés problèmes relationnels avec Angelina Jolie à l’époque où je travaillais dans le staff d’Harvey Weinstein à Hollywood. Foutaises que tout cela. Je reprends parce que j’en ai envie et je vous emmerde.

Et les 10 000 euros du budget communication dont je profite en tant que secrétaire n’y sont pour rien. En plus je les partage avec Flo.

Non, en réalité, c’est à la lecture de la presse ce matin que je me suis décidé, car tous les grands titres français et étrangers se font l’écho ce dimanche du match magnifique disputé vendredi soir par les Malaigits contre les Ingranieros de Grisolles ! Face à ce déferlement médiatique, je ne pouvais pas rester en retrait… Qu’on en juge :

Franck Azéma, consultant sur Canal plus, samedi soir : « Un tel niveau de jeu en rugby loisir démontre la profondeur d’effectif du rugby français ».

Isabelle Ithurburu : « Et en plus ils sont beaux ».

Christophe Urios dans l’équipe : « Ouais, les Malaigits c’est le rugby qu’on aime quoi, à l’UBB on fait des vidéos de leurs matchs et on bosse dessus quoi. Il faut toujours apprendre des meilleurs quoi ».

Gregor Townsend (sélectionneur de l’Ecosse) dans le Daily Sport : « Ley Malaygits quand ils jouent le rugby comme ça, they are magic ».

« En dépit de l’absence de Flo Tardivo, d’Helmut Marquet et la retraite des impact-players Marco et Moutous, cette équipe reste redoutable. Lorsqu’ils auront retrouvé le jeu au pied de Teutort, ils seront difficilement prenables ». Le figaro Madame.

« Ce ne sont pas des extra-terrestres non plus ! Passé 24 temps de jeu ils commencent à perdre leurs repères. Les Blacks ou les Boks peuvent les tenir, peut-être pas les battre, mais les tenir » Eddie Jones dans Le chasseur français.

Vous me direz, mais alors si on a été si bons, pourquoi on a fait que match nul ? Réponse : A cause de l’arbitrage indigne de notre camarade Roland ROVER (anglais, comme son nom l’indique) ainsi que de l’individu qui a pris le sifflet dans le deuxième tiers-temps. Vivement que Daniel revienne pour qu’on recommence à entuber les adversaires. Trois essais magnifiques sont donc venus alimenter le score côté Malaigits, inscrits par le jeune Florian en débordement sur l’aile gauche à l’issue d’un mouvement d’école, puis de Mathieu le Biterrois qui réussit à perforer la défense adverse telle une mèche à béton après une percussion digne de Black et Decker eux-mêmes. Enfin un essai juste avant la fin du deuxième tiers temps, dont l’auteur m’a échappé parce que c’était trop loin et que j’étais trop occupé à planifier ma prochaine erreur d’arbitrage. Merci de me communiquer le nom du marqueur (Didier me dit par SMS que c’est VELEDA ou BIC…ah ah ah mais qu’il est drôle).

Mais comme c’est le premier match de la saison, je vais donc à présent détailler les prestations de chacun, puisque vous savez que chez les Malaigits, on tient à jour les statistiques, on fait des courbes et des tableaux et on garde tout en mémoire !

Allons-y donc, en commençant par les plus intelligents, c’est-à-dire les première ligne :

MATHIEU B. : Il va falloir qu’on fasse quelque chose pour tous ces mecs qui s’appellent Mathieu parce que ça va poser problème, heureusement qu’on va pas tarder à donner des surnoms, que les concernés se rassurent ! Mathieu B donc, s’est montré précis et propre pour son premier match avec les Malaigits. Supervisé depuis longtemps par la cellule de recrutement dirigée par Cissou, on a réussi à le récupérer au nez et à la barbe du Racing et des Saracens ! « Je me serai bien vu à Toulon pour le pognon, mais les Malaigits ça se refuse pas » a-t-il déclaré à la presse à la signature du contrat. Au chapitre du jeu, Mathieu B (on dirait un nom de mec qui témoigne anonymement sur son addiction au sexe dans un reportage d’Arte) a rendu une copie parfaite ou presque : 47 percussions, 254 m gagnés, 14 raffuts, une ébauche de crochet, et 2 mains dans la gueule. Ca promet !

CANICHE : Le challenge était énorme pour Canichou ce vendredi : Revenu à la compétition avec un peu de retard sur son programme à cause du repos nécessaire après les jeux de Tokyo auxquels notre talonnier a participé dans la catégorie « triple saut-grands débutants », il ne savait pas trop où il en était physiquement. Premier élément de réponse à la 8ème minute lorsque notre camarade a perdu le pot d’échappement dans un grand bruit métallique et s’est mis à dégager une épaisse fumée bleue visible depuis Montauban, laissant s’écouler derrière lui une immense trainée d’huile. Soyons honnêtes, on n’aurait pas parié qu’il tienne 8 minutes, et avec ces modèles de collection, pour les utiliser une heure, il faut le triple d’entretien au garage, ne l’oublions pas. Une fois passé au stand et les réparations provisoires effectuées, Caniche a pu reprendre le jeu et montrer à tous que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs cassoulets. Bilan : 32 percussions, 14 cm gagnés, 8 Calzones lancées dont deux droites. Pas mal pour une reprise.

LOULOU : « Moi je m’en fous je suis en cannes » nous a déclaré Loulou à son arrivée à Grisolles ! Et c’est vrai que les surcharges pondérales semblent n’avoir aucune prise sur notre camarade, qui se trouvait d’ailleurs lui aussi à Tokyo cet été, mais pour une démonstration de Sumo dans le cadre d’une opération promotionnelle d’une grande marque de Raclette dont on taira le nom car ils n’ont pas voulu nous payer les Kangoo qu’on leur avait demandé de financer pour chaque joueur. Bref, Loulou a effectivement déballé toute sa palette technico-physique de la première à la dernière minute : Réceptions impeccables sur les ballons hauts, relances propres, solide au contact et présent aux quatre coins du terrain : il est le N’golo Kante des Malaigits. Seule ombre au tableau, constatée lors du repas d’après-match : Une addiction toujours très présente au fromage (2 roues de Brie englouties au dessert, et encore parce qu’on a escamoté ce qui restait).

DIDIER MAGDUS « LABADIOPOULOS » : De retour de ses vacances en Grèce quelques jours à peine avant le match, Didier avait à cœur de prouver qu’il était bien le régulateur des avants ! Pendant ses vacances à Mykonos, il a travaillé sa condition physique en gravissant chaque jour plusieurs fois la montée qui reliait le camping au « Apollon fucking club », établissement thermal gay-friendly où il a ses habitudes. A raison de 4 allers-retours quotidiens, 5 bornes à 12% de moyenne, sans compter la fatigue liée aux « soins » au retour, ça fait une sacrée préparation physique. Résultat : Didier a rayonné sur le terrain, présent sur toutes les actions, un abatage incroyable en dépit de son âge vénérable (lui il dit 36 ans mais on ne sait pas trop parce que Didier-Dundar de son vrai prénom-est né sur une petite ile grecque où l’état civil était tenu par des moines illettrés qui fabriquaient des cendriers avec du Guano). En tout cas, belle prestation qui faisait dire à notre camarade à la fin du match « Je suis content de mon match, même si les doigts au cul de Marco m’ont manqué. Je m’étais habitué ».

SEBASTIEN A : Nouveau venu lui aussi au sein des Malaigits, notre camarade illustre lui aussi l’impérieuse nécessité de trouver des surnoms rapidement car l’inflation des Sébastien est aussi galopante que celle des Mathieu ! Fort heureusement, aucun n’a le profil de Moutous, qu’on salue d’ailleurs alors qu’il se trouve en convalescence à Barbotan après sa greffe d’un anus en titane à son retour de vacances avec Dundar à Mykonos. Pour en revenir au match, et à notre camarade Sébastien A (lui aussi témoin anonyme dans un reportage de Guillaume F pour France 5 sur la dépendance aux tripoux), excellente première prestation, ponctuée malheureusement d’une blessure à la cuisse suite à une accélération en essayant de reprendre le dernier marqueur Grisolin ! Polyvalent, volontaire, plein de gaz (d’ailleurs certains s’en sont plaint dans les mauls, et comme Caniche était sorti ça pouvait pas être lui) et de crochets. Des statistiques parlantes : 78 ballons touchés, 175 crochets, 2,5 km gagnés et 2 m3 de méthane dégagés. Pour la cuisse, Sébastien, ne t’inquiète pas, s’il faut la changer on en a des vieilles qui font rien dans le local au stade.

KEVIN : Enfin un prénom qu’on n’a pas en double ! Rien que pour ça, que notre camarade soit mille fois remercié ! Vendredi, Kévin a été titularisé en 3ème ligne, en lieu et place de mon padawan Flo, tombé au champ d’honneur et qui soigne sa rupture du tendon qui relie l’os du cul au nerf optique, contractée à l’entrainement il y a 15 jours. Du coup non seulement il ne peut plus s’asseoir mais en plus il n’y voit rien. En tout cas, Kévin, lui, y voit très bien, et s’est démultiplié sur tout le terrain, déployant une activité débordante du début à la fin. Grosse activité, grosse caisse (rien à voir avec de quelconques problèmes de flatulences), grosse envie, Kévin a le profil du joueur qui va se retrouver à jouer partout, du 1 au 15, tout au long de la saison ! Un peu comme Botia à La Rochelle, mais avec un cerveau en plus…

MATHIEU « IRISH » : Que dire sur Irish qui n’ait pas déjà été dit ? On ne peut que constater l’évidence : Il défie les lois de la physique. Doté de la même densité que le Teck, et du rapport poids-puissance d’un petit blindé, il nous étonne à chaque match par sa capacité à pousser ses fameuses charges au ras du gazon, le nez à 15 cm du sol, l’œil injecté et la bave aux lèvres, tout en hurlant dans un dialecte basquo-Irlandais que lui seul comprend un cri sourd et guttural : « Yaaaachtinouyabrouzpoufignouuuuu ». Traduction grâce à Teutort qui comprend uniquement la partie basque : « Hors de mon chemin manants et craignez ma fureur car je m’en vais porter la soule par-delà la ligne ! ». C’est beau. Mais en plus d’être ce fier combattant, impitoyable et rugueux, Irish est aussi un grand cœur, et il l’a prouvé à la fin du match en rendant hommage à David, notre camarade de Grisolles, qui arrêtait sa carrière, par un HAKA dont il a le secret ! Rappelons que Mathieu est Néo-Zélandais par son Kiwi domestique, ce qui fait quand même beaucoup de nationalités pour un seul homme.

RIRI : Notre camarade a évolué vendredi soir dans un registre qu’il affectionne, celui du 9 casse-couilles, accrocheur et animateur, qui n’est pas sans rappeler le jeu d’Antoine Dupont que Riri a formé il y a quelques années et qui lui doit tout. La ressemblance est d’ailleurs étonnante quand on observe le démarrage de Riri sur les premiers mètres : C’est la même vélocité que Dupont quand il va répondre à Romain Magellan à la fin du match. Comme quoi, on le bade, mais nous on a presque le même. Alors qu’il a débuté à l’aile chez les Malaigits (poste qu’il occupait dans notre équipe espoir, les moins de 40), il est maintenant installé à la mêlée et commence à ressembler de plus en plus à Daniel, à qui il succède : « pour lui ressembler, je vais me laisser pousser le front et mettre un bonnet pour jouer » nous a-t-il déclaré. Chiche.

PATRICE : Grosse pression pour notre camarade Patrice vendredi soir ! Il portait le numéro 10 en raison de l’absence de Teutort (arrêtez de rire quand j’écris son surnom, c’est chiant, retenez-vous) qui n’était pas là car il devait s’occuper de son chenil, peuplé de tous les clebs qui l’ont suivi jusque chez lui à chaque fois qu’il a chié dans un vestiaire. Pour ceux qui sont intéressés par cette histoire, elle fera l’objet bientôt d’une publication sur le site de la mairie de Roques. Pour revenir à la prestation de Patrice, elle fut en tout point remarquable dans la direction du jeu ! Sans compter le jeu au pied, extrêmement efficace et qui nous permet de gagner du terrain, ça nous change de Teutort qui trouve des touches négatives même le vent dans le dos. Tranchant, vif et alerte, Patrice va cependant devoir changer de prénom car il a le même que le président, et vu la conception du pouvoir de notre bien-aimé lider massimo, on va devoir lui en trouver un autre. Les propositions sont à envoyer au bureau, les prénoms féminins sont acceptés.

FRED : Venons-en à la paire de centres qui était en charge d’enflammer le pré vendredi soir ! Héritier moderne de Didier Codorniou (sauf pour ce qui concerne les tifs, par souci de mimétisme avec les meilleurs joueurs de l’équipe, qui sont tous chauves), Fred a parfaitement lancé le jeu des trois-quarts Malaigits, se montrant incisif en attaque et intraitable en défense ! La vélocité et l’adresse balle en main de Fred lui vient de ses origines tongiennes, et n’est pas sans rappeler un de nos glorieux anciens, Lolo, lui aussi originaire du Pacifique (il est Tarno-samoan exactement) et aussi notre ancien trésorier Alain-Sotele Risonfifuena qui est fidjien. La performance de Fred l’autre soir est d’autant plus remarquable que c’était la première fois qu’il mettait des crampons, puisque chez lui, aux iles Tonga, on joue en tongs. C’est d’ailleurs là l’origine du nom de l’archipel (on apprend toujours quelque chose en lisant les compte-rendus des matchs des Malaigits, c’est de la culture générale pure). Donc, Fred (Sirili de son vrai prénom), il ne te reste plus qu’à nous organiser une sortie dans le Pacifique, on prendra le Kangoo de Caniche et le Pick up de Didier pour le pique-nique.

ARNAUD : Alter-ego de Fred au centre de l’attaque, Arnaud est monté à l’assaut de la défense Grisoline avec une efficacité redoutable ! Extrêmement tonique, il a été très efficace en défense également, distribuant quelques plaquages « à la tongienne », pour ne pas être en reste de son camarade du centre de l’attaque. Quand on pense qu’Arnaud a découvert les Malaigits en jouant avec l’équipe de la clinique Pasteur, une bande de joyeux lurons qui furent nos adversaires préférés pendant des années ! On mesure à ce genre de détail combien la renommée des Malaigits est immense, et ce n’est pas seulement dû aux gigantesques moyens financiers dont nous disposons grâce aux différents trafics que Didier pilote entre Roques et l’Andorre. En tout cas Arnaud, bienvenue chez les Malaigits !

EL PRESIDENTE : Qu’il me soit permis de rappeler en préambule à quel point nous avons la chance d’avoir à notre tête un homme aussi valeureux que Patrice « El Presidente » ! Réfléchi, charismatique, juste, courageux, exemplaire, souple comme le roseau et ondoyant comme l’anguille, notre Président nous prouve à chaque instant combien un groupe a besoin d’un leader éclairé ravivant sans cesse la petite flamme qui, telle une étoile, guide le marin perdu dans la tempête vers un havre de calme. C’est d’ailleurs en vertu de cette confiance que nous lui accordons, que vos cotisations sont déposées sur un de ses nombreux comptes personnels aux îles Vierges Britanniques, dans le but de faciliter la gestion de l’association. Sportivement, comme d’habitude, notre président a été le meilleur homme sur le terrain, à l’origine de toutes les actions dangereuses de son équipe, et nous ne le remercieront jamais assez de refuser régulièrement les offres des plus grands clubs pour rester parmi nous moyennant seulement la communication des numéros de téléphone de vos femmes et de vos cousines. Un match parfait donc, à son image. C’est bon comme ça Président ? Non parce qu’à partir du prochain match je reprends les analyses objectives…

REMY : Véritable feu-follet de l’attaque Malaigit vendredi, Rémy s’est montré irréprochable pour sa première apparition sous les couleurs jaune et bleu ! Plus le temps va passer, plus Rémy va prendre confiance et exprimer son potentiel. Après le match il nous a déclaré « Plus jeune je voulais jouer 9, j’avais un poster d’Elissalde dans la chambre, c’était mon Dieu. Et puis un jour on m’a dit que c’était Riri sur la photo. J’ai fait une dépression ». Aux dires de son entourage, ce potentiel est énorme aussi pour l’apéro et l’après-match ! Rémy, il est important que tu t’investisses dans le travail maintenant que tu connais tes axes de progression : La San Miguel, les olives, les chips, et les chansons, il ne manque pas d’exemples de réussite dans ce domaine au sein de l’équipe.

MATHIEU EL BITERROIS : Pourquoi « El » Biterrois me direz-vous ? Et bien pour deux raisons : D’abord je rappelle que je vous emmerde et que j’écris ce que je veux. Et d’une. Ensuite, ce n’est pas ma faute si Mathieu est mexicain d’origine, issu d’une riche famille de propriétaires terriens, mais il veut rester discret là-dessus parce qu’il est resté simple (oui je sais Mathieu, tu ne voulais pas qu’on en parle mais là je suis énervé. Par exemple tu ne portes jamais ton sombrero brodé d’or pour venir au rugby, les gens doivent le savoir parce que c’est bien de ta part de pas te la péter). Vendredi soir Mathieu El Biterrois a occupé le poste d’arrière et de 3ème ligne, preuve qu’il peut devenir le couteau suisse de cette équipe (oui il est suisse également, c’est son droit merde et arrêtez de m’interrompre). La prochaine fois, on va le tester en tronche ! En tout cas, les statistiques sont éloquentes : 364 m parcourus, 28 plaquages dont 3 réussis, 3 burritos, 9 tacos, un essai et l’addition.

JB : Encore un néophyte, venu cette fois d’un univers étrange et lointain : le football. Entré au poste d’ailier, en remplacement du Président, JB s’est immédiatement fondu dans le collectif et a relevé le défi de prendre la suite du meilleur ailier de la planète loisir ! Appliqué et sérieux, soucieux de se mettre au diapason de l’équipe prestigieuse dans laquelle il évoluait vendredi soir, JB a sur écouter les conseils avisés des anciens, comme ceux de Didier : « Le rugby c’est pas compliqué, tu t’occupes pas du ballon, tu vises les parties molles », ou encore Caniche « l’’important c’est le ballon, il faut le suivre partout, regarde comment je fais, même sans pot d’échappement je colle au jeu ». Seule faute de goût pour JB, et on lui pardonnera car c’est arrivé à d’autres, un ballon reprit au pied sur une attaque placée, mais ce n’est pas grave, la prochaine fois on lui mettra un dispositif spécial qu’on applique aux footballeurs qui viennent jouer chez nous, il prendra le jus chaque fois qu’il mettra un coup de pied dans le ballon, en général ça marche (un seul échec à ce jour : Teutort).

DAMIEN : En parlant de couteau suisse, en voilà un autre ! Damien a été l’auteur lui aussi d’une prestation remarquable. Polyvalent et accrocheur, à l’aise sous les ballons hauts, il n’est pas sans rappeler le légendaire Moutous, d’autant plus qu’il arbore lui aussi une superbe barbe. La tradition veut d’ailleurs qu’il y ait toujours au moins un barbu dans l’effectif, c’est dans les statuts de l’association. En termes de surnom, il est encore trop tôt pour en parler car on manque d’éléments, et la commission chargée de statuer sur ce point a besoin d’observer le joueur pour prendre la bonne décision. Cependant, s’agissant de Damien, on s’achemine sans doute vers une tonalité forestière, tendance canadienne, dans le style « bûcheron ».

FLORIAN : Enfin pour terminer, évoquons le cas d’un autre jeune footballeur qui portait le maillot Malaigit pour la première fois vendredi. Florian a en effet vécu un rêve éveillé : Il a marqué un essai avec les Malaigits, à la conclusion d’une action magnifique côté gauche (mais si ça avait été côté droit c’était bien aussi, ça comptait pareil) et au bout d’une course de 50 mètres ! Très ému par cet évènement, Florian a raconté son aventure à sa famille en rentrant et personne ne voulait le croire ! Et on peut les comprendre, imaginez que votre gamin rentre un soir et vous dise « Papa, cet après-midi, j’ai joué avec le Real Madrid, et tu sais pas quoi ? A la 48ème Benzéma m’a fait une passe et j’ai marqué ! » Et ben là c’est pareil, c’est difficile à croire. On consolera ce jeune de l’incompréhension de son entourage en lui offrant un poster de Marco en short photographié par Helmut en haut du Cagire, et une boule à neige avec Daniel en train de râler.

Bon, j’ai essayé, comme d’habitude, de coller au plus près de ce qui s’est passé sur le terrain, restant fidèle aux faits de jeu, et limitant au maximum les digressions oiseuses qui ont vite fait de polluer le récit et d’emmerder le lecteur. La vérité, rien que la vérité, telle est ma devise.

Pour finir, quelques infos :

Un couple de Loirs a été trouvé dans le vestiaire après le match. Il semblerait qu’ils se soient échappés du sac de l’un d’entre nous qui les a oubliés. Ils ont un collier avec marqué « Pompon » et « Kike ». Les gars de Grisolles aimeraient bien que leur responsable légal les récupère parce qu’ils puent et mordent.

Riri et Loulou souhaiteraient que l’un des nouveaux prenne comme surnom « Fifi », afin qu’ils puissent reconstituer ce fameux trio magique et reprendre leur spectacle de fin d’année qui les a fait connaitre dans toutes les kermesses scolaires du département. Merci d’avance, c’est important pour eux.

Enfin, Didier vend sa bétonnière, qui a seulement 35 ans et marche très bien une fois sur deux. Elle est presque neuve et peut aussi faire lave-linge ou friteuse. A saisir. 10 000 euros.

Allez, that’s all folks, rendez-vous donc le 15 octobre pour la suite des festivités et notre premier match à Roques !

Vive le rugby et longue vie aux Malaigits !

Pierre


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